Une usure moindre pour obtenir un traitement rentable des fractions de broyage résiduelles

mai 2020
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Les matériaux très abrasifs ne posent aucun problème à l’impacteur à rotor (type RPMX) de BHS.
Depuis environ un an, l’entreprise néerlandaise Jansen Shredder Recycling BV sise à Moerdijk utilise un impacteur à rotor (type RPMX) de BHS-Sonthofen pour le traitement fin des fractions de broyage résiduelles automobiles. S’appuyant sur leur longue expérience en matière de traitement des déchets métalliques, les experts de Sonthofen ont trouvé la machine optimale pour le traitement de ces matériaux abrasifs. Depuis, les coûts liés à l’usure ont significativement baissé chez Jansen.

Les résidus de broyage provenant des déchets automobiles sont composés de différents matériaux. Ils contiennent du plastique, du caoutchouc, des fibres textiles mais aussi des métaux non ferritiques tels que l’aluminium, le cuivre ou encore le laiton ainsi que des minéraux et du verre. Ces derniers rendent difficile un traitement efficace – comme l’entreprise Jansen Shredder Recycling BV a pu le constater. 


Situation de départ : un processus sophistiqué présentant des failles
Au sein de l’entreprise Jansen, un processus sophistiqué était censé garantir le meilleur rendement possible concernant la récupération de matériaux réutilisables – en particulier de métaux. Jansen séparait d’abord les particules lourdes à l’aide d’un séparateur dynamique à flux croisés. Les fractions restantes étaient ensuite broyées au moyen d’un granulateur. La technique de séparation par courant de Foucault employée permettait de récupérer une fraction non ferritique à partir des matériaux. La fraction non inductive contenait néanmoins des plastiques et des minéraux mais aussi des métaux non ferreux précieux (sous forme de câbles de cuivre et autres alliages métalliques). Directement après le processus de séparation par courant de Foucault, Jansen utilisait des pulvérisateurs afin de récupérer les métaux résiduels à partir de cette fraction. Il s’agissait là du point faible de ce procédé par ailleurs très efficace. En effet, les coûts liés à l’usure des pulvérisateurs étaient extrêmement élevés. Ces machines n’étaient pas conçues pour traiter les matériaux abrasifs. Les minéraux et le verre entraînaient des coûts d’usure de 35 euros par tonne de matériaux alimentés. Des coûts disproportionnés par rapport à la quantité de métal récupérée. Il fallait donc trouver une nouvelle solution.


Un savoir-faire en matière de concassage de roches mis au service du recyclage des fractions de broyage résiduelles
Jansen Shredder Recycling BV s’est adressée à BHS-Sonthofen. L’entreprise néerlandaise connaissait déjà l’impacteur à rotor (type RPMX) de BHS. Afin de s’assurer que l’impacteur était capable de pulvériser les matériaux abrasifs et de désagréger et de transformer en billes les métaux non ferreux, des représentants de Jansen se sont rendus à Sonthofen avec des matériaux alimentés d’origine et ont mené des essais sur place avec les experts en recyclage de BHS.

L’impacteur à rotor était à l’origine utilisé dans le domaine des roches et des terres. Le champ d’application des modèles RPM et RPMF utilisés ici : le broyage ciblé de matériaux abrasifs comme les galets de rivière. De par sa construction massive et ses pièces d’usure en fonte au chrome, la machine RPMX, spécialement conçue pour les opérations de recyclage, est extrêmement résistante – et ainsi idéale pour le traitement de fractions de broyage résiduelles, application pour laquelle elle est employée chez Jansen Shredder Recycling BV.

L’entreprise Jansen est convaincue par les résultats obtenus avec la machine. L’impacteur détruit de manière fiable le verre et les minéraux. « Dans la plupart des cas, il suffit de traiter les matériaux une fois dans notre RPMX pour obtenir la transformation en billes souhaitée et pour pouvoir séparer les matériaux sur des tables de séparation à air », explique Nikolas Kaufeisen, Directeur des ventes de la division Recyclage et environnement chez BHS-Sonthofen. « Si la transformation en billes ne remplit pas encore les exigences après un cycle de traitement, les matériaux peuvent être traités une seconde fois dans l’impacteur à rotor. » Jansen ne souhaitait pas de traitement des matériaux en deux fois dans l’impacteur et a donc décidé que la seconde étape de transformation en billes se ferait dans le pulvérisateur déjà existant. « L’étape intermédiaire dans l’impacteur à rotor de BHS a permis d’augmenter significativement la rentabilité de l’ensemble du processus », rapporte Hans Brekelmanns, Directeur de Jansen Shredder Recycling BV. « Globalement, nous avons pu faire baisser les coûts liés à l’usure de 75 %. »

Depuis mars 2019, l’impacteur à rotor est intégré au processus de traitement des fractions de broyage résiduelles chez Jansen Shredder Recycling BV. L’ensemble du processus a gagné en efficience. Les conseils prodigués par les experts de BHS ont également convaincu le client : d’autres projets communs sont prévus.